Voici plus de 2000 ans, le philosophe Grec Démocrite, s'interrogeant sur un mystère, la composition de la matière, avait conclu que l'univers devait être formé par de petits éléments invisibles, insécables, munis de crochets pour se tenir entre eux et constituer les corps, d'où leur nom d'atomes crochus.
Il ne pouvait pas prévoir que ces crochets préfigureraient, un peu, l'Intreraction forte - dite aussi Force de couleur - qui, à l'intérieur de l'atome, colle entre eux ses constituants, trois éléments égaux et insécables: les quarks.
Qu'est-ce que les quarks ? La chromodynamique quantique, le bras armé de la physique moderne, s'est emparée d'eux et de bien d'autres particules ou antiparticules, les a classés, quantifiés, mathématisés et a ainsi effectué un grand bond en avant.
Mais, si cette physique sait ce que font les quarks et autres particules, elle ne sait pas ce qu'ils sont, elle ignore leur nature. Il faut donc poursuivre la recherche mais, d'abord, lever un obstacle qui, actuellement, la bloque.
En effet, l'électron, classé dans une famille de particules colorées, les quarks et les antiquarks, y est pourtant considéré comme un étranger: un lepton dit incolore. Sa véritable nature et son rôle primordial restent donc ignorés.
Or, on le verra dans la page suivante: l'électron est l'ensemble des trois charges de couleur, les quarks et les antiquarks seraient ses sous-ensembles ainsi que le neutrino, le sous-ensemble vide, qui est son complément.
Cette conception révolutionnaire, étrangère à la physique actuelle, servira de guide pour rechercher la nature et l'origine de la matière.